Ma peinture devient énergie.
Le geste n'existe, en effet, que par l'énergie qu'il me permet de libérer sur la toile.
La finalité n'est plus la priorité et pourtant, à un moment, le geste s'interrompt car l'harmonie et l'équilibre est, à mon sens , atteint. 


" Plus vous saisissez que l'explosion, c'est tout chez moi comme on ouvre une fenêtre, plus vous comprendrez que je ne peux pas l'arrêter en finissant plus de choses. Je ne suis unique que par ce bond que j'arrive à mettre sur la toile avec plus ou moins de contact... Le contact avec la toile, je le perds à chaque instant. Je le retrouve et je le perds. Il le faut bien parce que je crois à l'accident, je ne peux plus avancer que d'accident en accident; dés que je sens une logique trop logique, cela m'énerve et je vais naturellement à l'illogisme.".
 Nicolas de Stael - Le prince foudroyé
 
"Chaque fois que je travaille, je suis prêt à défaire sans hésiter une seconde le travail de la veille parce que, chaque jour, j'ai l'impression que je vois plus loin. Au fond, je ne travaille plus que pour la sensation que j'ai pendant le travail"
Giacometti.